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Les premières notations musicales
En Europe, les premières tentatives de notation musicale sont apparues quelques siècles avant la naissance de Guido d'Arezzo. On situe ces premières notations à Metz (France) et à Saint-Gall (Suisse) dans le courant du VIIIème siècle.
Mais au cours de ce premier millénaire, les tentatives d'écriture musicale demeurent rares. La façon usuelle d'enseigner consiste à imiter la voix: le maître chante, les élèves répètent, et ce autant de fois que nécessaire pour que les choristes retiennent le chant. Ca marche, mais c'est long, car le répertoire liturgique est très important.
Une première façon de donner une indication de chant aux choristes a vu le jour lorsqu'on a inscrit, sur le manuscrit, des signes au-dessus des paroles psalmodiées: 
Fragment de manuscrit du Xème siècle, conservé à l'Abbaye
de Solesmes, France.
On voit, au-dessus du texte, inscrits les neumes, soit des accents, virgules et points qui donnent une indication sur le mouvement mélodique. L'étymologie du mot est discutée, neume est dit provenir du mot pneuma, souffle, ou neuma, signe. Ses neumes portent de jolis noms: clivis, climacus, torculus, pes, porrectus, quilisma... ils sont classifiés et étudiés; on les retrouve bien sûr dans le chant grégorien.
Il est aussi intéressant de remarquer que la notation alphabétique de la musique (A pour la, par exemple) était déjà en usage avant la trouvaille de Guido d'Arezzo, mais que celui-ci devait ans doute trouver qu'elle limitait la mémorisation et le chant. Elle est pourtant encore d'actualité en Allemagne et dans les pays anglo-saxons.
>> L'importance du chant
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